Un premier ministre assis
Je ne sais pas s’il faut en tirer la conclusion que Jean Charest a tellement peur de perdre son siège qu’il ne se lève pratiquement plus à l’Assemblée nationale ou si c’est plus simplement parce qu’il est tellement épuisé qu’il ne bouge même plus. Parfois, je pense qu’il dort. Le fait est que, sauf au tout début des périodes de questions, quand Mme Marois s’adresse à lui pour essayer de savoir comment il entend nous sortir de la crise dans laquelle il nous a plongés et qu’il repart, comme une cassette préenregistrée, avec ses accusations quotidiennes concernant le carré rouge qu’elle porte fièrement ou le fait qu’elle aurait tapé de la casserole au moins une fois (un concert que j’ai raté, hélas), il ne participe d’aucune façon à la période de questions.
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